Portraits vignerons

Pascal Conge – Domaine Haut-Courchamp "Mon métier, une question d'affect tout simplement..."

Parce que derrière chaque vin se cache un Vigneron et un Domaine, chez Geovina on a voulu en savoir un peu plus sur nos abonnés.
Toujours dans la démarche de vous donner une autre vision du Vin et de vous faire connaître les coulisses, on s'est attardé aujourd'hui sur Pascal Conge, Vigneron et Dirigeant du Domaine Haut-Courchamp.

Bonjour Monsieur Conge ! Aujourd'hui on est avec vous et nos lecteurs ont hâte de tout savoir sur vous et votre Domaine. Alors, c'est parti, 3-2-1, on commence : 
 
 
G : Qu'est ce qui vous a amené à réaliser ce si beau métier ? 
P.C : "Bonjour Geovina, et merci pour cet interview !
Alors ce qui m'a amené à réaliser le métier de Vigneron c'est surtout le fait que j'avais envie de travailler en tant qu’acteur de l’environnement. L’aspect environnemental et le côté agricole du métier sont deux facettes qui me plaisent. Pour moi, faire son propre vin c'était une envie et ça a toujours été une passion.
C'est une question d’affect tout simplement !"
 
G : Pour vous, quelles sont les qualités nécessaires au métier de Vigneron ? 
P.C :  "Il y a plusieurs compétences à avoir lorsqu’on est vigneron, tant dans la technique que dans la théorie.
Je pense qu’il est indispensable d’avoir du temps, de pouvoir consacrer son temps à ses vignes, à son métier. Et de savoir développer sa masse de travail ! 
Tout naturellement, il faut avoir un feeling avec l’environnement, et le comprendre. C’est un point important et une qualité qu’il faut de base, détenir pour ce métier.
Il faut également des notions en chimie, pour tout ce qui se passe au niveau de la vinification, l’élevage… En clair, avoir des notions théoriques dans ce domaine pour pouvoir être performant en pratique, bien évidemment !
Il faut, je pense, et c’est un point important, avoir des notions en commerce et en management. Des compétences indispensables à ce métier. Si on ne sait pas compter, ce n’est pas la peine…
 
"C’était une évidence pour moi !"
 
G : Vigneron, c'était une vocation pour vous ? 
P.C : "J’ai toujours voulu travailler dans le domaine du Vin, c’était une évidence pour moi. Alors, oui, on peut parler d’une vocation quelque part !"
 
G : Petite question indiscrète : votre premier geste le matin ? 
P.C : "Le matin, le premier geste que je fais, c’est de regarder les actualités. Je me renseigne sur les informations au niveau du commerce, mais surtout l’actualité en général. C'est important de savoir s’il n’y a pas eu de problèmes météorologiques, d’attentats… Car ces événements ont de forts impacts sur notre travail…" 
 
G : Si vous aviez un seul mot pour désigner ce si beau métier ? 
P.C : "Prenant ! *rires* Je dirais prenant, oui ! Il faut du temps pour ce métier !"
 
G : Un vin qui vous ait marqué ? 
P.C : "Un vin qui m’ait marqué ? Je dirais, un St Estèphe du domaine Haut Marbuzet, qui est un Bordeaux. Je n’étais pas très vins de Bordeaux, mais ce vin a tout changé pour moi et m'a fait découvrir cette région. Je suis sorti de nos terres viticoles du Languedoc, et je trouve ça agréable de découvrir d’autres régions 😉"
 
 
"Si vous m'invitez,
je me ferai un plaisir de partager !" 
 
 
 
G : Et un vin que vous aimeriez déguster par-dessus tout ? 
P.C : "Le vin que j’aimerai avoir l’honneur de déguster ce serait un Romanée-Conti ! Si vous m’invitez, pas de soucis, je me ferai un plaisir de partager avec vous ! *rires* 
Non, sérieusement, c’est un des vins les plus chers du monde, et j’adorerai le déguster !
"
 
Parlons de votre Domaine maintenant…
 
 
G : Depuis combien de générations votre domaine existe-t-il ?
P.C : "Depuis aucune en fait… C’est moi qui est créé ce Domaine. "
 
G : Qui le dirige ? Collaboration ? Seul ? 
P.C : "J’en suis le dirigeant et je m’en occupe seul !"
 
G : Combien d’hectares représente votre Domaine ? Et, du coup, combien de parcelles ?  
P.C : "Nous avons 12 hectares, ce qui représente environ 28 parcelles !"
 
"Aujourd’hui pour vendre,
il faut faire de l’œnotourisme !"
 
G :Faites-vous de l’œnotourisme? Si, oui, dites-nous ce qui vous a amené à faire de l’œnotourisme ? 
P.C : "Oui, nous faisons de l'oenotourisme.
Alors, je trouve que le terme « œnotourisme » est un mot à la mode, mais oui nous en faisons ! 
En effet, on accueille des groupes pour des animations, des ateliers dégustation. C’est important de faire de l’œnotourisme je trouve, car aujourd’hui les clients veulent voir autre chose que de la vente de vin, ils veulent connaître l’humain et les coulisses des vins, savoir qui s’en occupe et comment il s’en occupe… Ils aiment découvrir les techniques du métier, et nous, on adore partager notre passion ! 
Aujourd’hui pour vendre, il faut faire de l’œnotourisme. C'est clairement indispensable ! Il faut faire voir aux clients qui viennent au Domaine, autre chose que la vente. Il faut leur montrer ce qu'il se passe au-delà ! "
 
G : Un dernier mot sur Geovina ?
 
 
G : Merci beaucoup ! En tous cas, Monsieur Conge on vous remercie de nous avoir fait connaître votre Domaine et de nous avoir transmis un échange de qualité ! Nous sommes ravis d'avoir pu participer à ce bel échange 🙂 
Chez Geovina, c'est ce que l'on préfère, voyager à travers les paroles de nos Vignerons, et surtout en apprendre un peu plus sur eux, pour encore mieux vous faire comprendre le Vin et son histoire.
 
N'oubliez pas de faire un tour sur le site du Domaine Haut-Courchamp, et de venir sur notre appli pour en découvrir toutes les particularités et surtout leurs cuvées… Mais aussi, venez faire un tour sur notre page Facebook, Twitter et Instagram pour tous les événements partagés sur le Domaine !
 
À tout de suite ! 
 
Geovinament vôtre…